Poème
Plus ultra
L'homme a conquis la terre ardente des lions Et celle des venins et celle des reptiles, Et troublé l'Océan où cinglent les nautiles Du sillage doré des anciens galions. Mais plus loin que la neige et que les tourbillons Du Ström et que l'horreur des Spitzbergs infertiles, Le Pôle bat d'un flot tiède et libre des îles Où nul marin n'a pu hisser ses pavillons. Partons ! Je briserai l'infranchissable glace, Car dans mon corps hardi je porte une âme lasse Du facile renom des conquérants de l'or. J'irai. Je veux monter au dernier promontoire, Et qu'une mer, pour tous silencieuse encor, Caresse mon orgueil d'un murmure de gloire.
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Trop d'espace au grand Nord, et ça nous étonnait. On eut beau calculer, mesurer, rien à faire, On eut beau repenser le rayon de la sphère, Au calcul, le réel jamais ne pardonnait. * Lorsque Néanderthal là-bas se promenait, Il se disait, pensif: "Quelque chose interfère Sans doute avec l'espace, une curieuse affaire Cosmologique ici, pour moi qui m'y connais". * Là où les méridiens se croisent en un point, Un axe les pourfend, mais on ne le voit point, Il est juste tracé aux rouleaux d'écriture. * Et cette anomalie est là depuis longtemps. Le cosmos est un être obstiné, résistant Et peu sensible au goût de la littérature.
Trinité du Cercle Polaire ------------ L’aurore boréale étale ses couleurs Et le vent dit des mots qui n’ont rien de futile ; Ici ne vivent point les pluvians fluviatiles, Mais trois ours magiciens, trois sources de chaleur. Eux qui de la banquise éloignent le malheur, J’aime les inventions de leur esprit fertile ; Ils agissent fort peu, ne font rien d’inutile, Mais savent éloigner les démons harceleurs. Buvant de l’eau de mer et mangeant de la glace, D’arpenter ce décor leur âme n’est point lasse, Ils sont les trois gardiens de l’océan sans bords. Voici le tavernier qui leur apporte à boire, C’est pour triquer avec leur vieux cousin, le porc Qui sa plume brandit pour proclamer leur gloire.
Seigneurs des océans ------------------ La nef arbore nos couleurs, Poséidon se tient tranquille ; Les manoeuvres nous sont faciles, Nous sommes des gens de valeur. L’aube rayonne de pâleur, Les écoutes sont bien dociles ; Notre barreur se montre habile, Lui qui n’est pas un bricoleur. Surgissent des palais de glace Où démons et anges s’enlacent ; Un tiède éclat baigne leurs corps. Leur souverain nous offre à boire, Nos verres sont pleins à ras bord ; Vient encore un jour sans histoires.
ô vierge marie faites que mes poèmes soient publiés sur ce site au nom du père du fils du saint esprit amen monsieur dieu votre père vous le rendra au centuple!
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