Poème
A Claudius Popelin
Dans le cadre de plomb des fragiles verrières, Les maîtres d'autrefois ont peint de hauts barons Et, de leurs doigts pieux tournant leurs chaperons, Ployé l'humble genou des bourgeois en prières. D'autres sur le vélin jauni des bréviaires Enluminaient des Saints parmi de beaux fleurons, Ou laissaient rutiler, en traits souples et prompts, Les arabesques d'or au ventre des aiguières. Aujourd'hui Claudius, leur fils et leur rival, Faisant revivre en lui ces ouvriers sublimes, A fixé son génie au solide métal ; C'est pourquoi j'ai voulu, sous l'émail de mes rimes, Faire autour de son front glorieux verdoyer, Pour les âges futurs, l'héroïque laurier.
Commentaires (1)
Dionysos octobral ------------------------ La terrasse qu’abrite une haute verrière Accueille des clampins, des ducs et des barons, Des pucelles de France avec leurs chaperons, D’élégants souteneurs, des moines en prières. Ces derniers ont tiré de leurs lourds bréviaires L’éloge du pinard, le plus noble fleuron Des pays cultivés, qu’à goûter ils sont prompts, Se servant rarement des antiques aiguières. Bacchus du charpentier se montre le rival, Offrant à ses amis le nectar octobral, Faisant revivre en eux des souvenirs sublimes. Je vois dans le jardin la vigne verdoyer, Préférant son parfum à celui du laurier ; Je bois un peu de vin, Dionysos boit mes rimes.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.