Poème
Pleine chair d'une vie déréglée et navrante
par Jacques PREVEL
Pleine chair d'une vie déréglée et navrante Et vous vous imaginiez que j'étais dupe de ces rêves Je n'étais dupe ni de cette parade ni du bariolage de ces voix Ceinturées par un alcool dépensé à même l'inacceptable Hommes perdus chaque soir dans une ville qui battait du sang des artères Conquérants sans histoire Si près d'une histoire avec des masques Dérision de sperme éclaté dans la fumée Mais qu'importe que ces hommes aient vécu sans rien connaître J'étais présent et leur solitude m'était révélée luxurieuse de gloire et j'ai gardé toute cette bataille faite par des enfants Dans les prunelles d'une femme qui me le redira Quand je traînerai dans les corridors d'une vie mal employée A courir de déchirement
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