Poème d’un membre
Paroles de statue
par martineauMembre
Tu as choisi ce parc en guise de décor, et bientôt m’y remarques. Qu’il est doux cet instant où je feins d’être morte et vierge pour cent ans. Mais que n’apposes-tu sur ma bouche émaillée un peu de ta chaleur ? Que n’entends-tu le cœur qu’un ciseau m’a taillé dans le roc intérieur ? Ne vois-tu donc en moi qu’une simple statue étrangère à l’émoi ? C’est toi qui es de marbre ! et ton sang bouge moins que la sève des arbres.
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