Poème
Parodie burlesque de la première ode de Pindare, à la louange de Perrault.
par Nicolas BOILEAU
À la louange de M. Perrault. Malgré son fatras obscur, Souvent Brébeuf étincelle : Un vers noble, quoique dur, Peut s’offrir dans la Pucelle. Mais, ô ma lyre fidèle, Si du parfait ennuyeux Tu veux trouver le modèle, Ne cherche point dans les cieux D’astre au soleil préférable ; Ni dans la foule innombrable De tant d’écrivains divers Chez Coignard rongés des vers, Un poète comparable À l’auteur inimitable De Peau-d’Ane mis en vers. J’avais résolu de parodier l’ode ; mais dans ce temps-là nous nous raccommodâmes M. Pérrault et moi. Ainsi il n’y eut que ce couplet de fait. (Boil.)
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