Poème
Pâles esprits, et vous ombres poudreuses
Pâles esprits, et vous ombres poudreuses, Qui jouissant de la clarté du jour Fîtes sortir cet orgueilleux séjour, Dont nous voyons les reliques cendreuses : Dites, esprits (ainsi les ténébreuses Rives de Styx non passable au retour, Vous enlaçant d'un trois fois triple tout, N'enferment point vos images ombreuses), Dites-moi donc (car quelqu'une de vous Possible encor se cache ici dessous) Ne sentez-vous augmenter votre peine, Quand quelquefois de ces coteaux romains Vous contemplez l'ouvrage de vos mains N'être plus rien qu'une poudreuse plaine ?
Commentaires (3)
Brandisseur de lance ------------------------ Tu fais sonner ta parole railleuse Qui du public agrémente les jours ; Pour tes héros, bien dur est le séjour Dans tes maisons folles et batailleuses. Or,tu manies la langue ténébreuse Qui sur soi-même, aussi bien, fait retour ; Aux beaux acteurs, tu joues de plaisants tours, Les reléguant aux destinées ombreuses. L’avez-vous lu, est-il proche de vous ? Il écrivit pour le sage et le fou, Il nous montra leur plaisir et leur peine, Ainsi, la mort du plus grand des Romains Nous est contée par sa puissante main, Et l’avancée des arbres dans la plaine.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2015/09/19/brandisseur-de-lance/
Quand Ronsard était rond sar donique et quand Du Bellay bêlait et quand Belleau dans une belle eau amène...amen !
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