Poème
Or, un arbre monta…
Or, un arbre monta, pur élan, de lui-même. Orphée chante ! Quel arbre dans l’oreille ! Et tout se tut. Mais ce silence était lui-même un renouveau : signes, métamorphose… Faits de silence, des animaux surgirent des gîtes et des nids de la claire forêt. Il apparut que ni la ruse ni la peur ne les rendaient silencieux ; c’était à force d’écouter. Bramer, hurler, rugir, pour leur cœur c’eût été trop peu. Où tout à l’heure une hutte offrait à peine un pauvre abri, — refuge fait du plus obscur désir, avec un seuil où tremblaient les portants, — tu leur dressas des temples dans l’ouïe.
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Arbre d’Orphée ----------- Un arbre s’éleva, d’un élan rigoureux, En entendant ta voix, Orphée, venant de Grèce ; Tes doigts sur l’instrument dansaient avec adresse Au rythme régulier de ton chant langoureux. Une biche attentive, aux grands yeux amoureux, Oublia le grand cerf sont elle fut maîtresse ; Les animaux du bois furent pleins d’allégresse En écoutant ce son qui les rendait heureux. Toi qui pourrais charmer le soleil, les planètes Et les démons du ciel, ces lanceurs de comètes, Tu es de l’univers le meilleur musicien. Comme elle songe à toi, l’Aphrodite marine Qui voudrait te serrer sur sa douce poitrine Et qui depuis longtemps te reconnaît pour sien !
Arbre d’Orphée 'avec reouche) ----------- Un arbre s’éleva, d’un élan rigoureux, En entendant ta voix, Orphée, venant de Grèce ; Tes doigts sur l’instrument dansaient avec adresse Au rythme régulier de ton chant langoureux. Une biche attentive, aux grands yeux amoureux, Oublia le grand cerf dont elle fut maîtresse ; Les animaux du bois furent pleins d’allégresse En écoutant ce son qui les rendait heureux. Toi qui pourrais charmer le soleil, les planètes Et les démons du ciel, ces lanceurs de comètes, Tu es de l’univers le meilleur musicien. Comme elle songe à toi, l’Aphrodite marine Qui voudrait te serrer sur sa douce poitrine Et qui depuis longtemps te reconnaît pour sien !
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