Poème d’un membre
Nymphéa
par JuCharline83Membre
Elle avait des regards bleus d’hirondelle, Accrochait à mon coeur ses douces ailes Pour m’emmener jusqu'au septième ciel. Elle, née fille-fée aux ailes blanches, S’envola dans l’aube claire d'un dimanche. Dans l’herbe qui verdoyait au soleil Je la regardais faire les merveilles Dont mon cœur était fou, plein, immergé ; Elle devint femme-fleur du verger. Je dégrafai sa robe de percale, Calmai ses peurs aux rayons des étoiles, Le printemps respirait dans ses cheveux Et dansait dans ses pieds-pétales-bleus. Elle avait des regards bleus d’hirondelle, Accrochait à mon coeur ses douces ailes Pour m’emmener jusqu'au septième ciel. Sans crier gare elle changeait d'humeur, Dans ses grands yeux miroitaient de grands pleurs Qui innondaient leur couleur de beaux près. Elle, qui aimait rire à s'empourprer, N'arborait plus sa gaieté comme avant. Ses mots, comme des bulles de savon, Éclataient dans l'air du jour innocent, Je tremblais de feuillages-papillons. Elle brûlait du doux rêve des eaux, J'étais frileux et jaloux dans ses flots. Elle était nue dans la source d’argent Et n'était plus bouton-d’or mais d’argent, Si langoureuse avec un nénuphar Qu'hélas ! Nymphéa me dit « au-revoir ». Elle avait des regards bleus d’hirondelle, Accrochait à mon coeur ses douces ailes Pour m’emmener jusqu'au septième ciel.
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