Poème
Né l'enfant des grandes villes
par Paul VERLAINE
Né l'enfant des grandes villes Et des révoltes serviles, J'ai là tout cherché, trouvé, De tout appétit rêvé. Mais, puisque rien n'en demeure, J'ai dit un adieu léger A tout ce qui peut changer, Au plaisir, au bonheur même, Et même à tout ce que j'aime Hors de vous, mon doux Seigneur ! La Croix m'a pris sur ses ailes Qui m'emporte aux meilleurs zèles, Silence, expiation, Et l'âpre vocation Pour la vertu qui s'ignore. Douce, chère Humilité, Arrose ma charité, Trempe-la de tes eaux vives. O mon coeur, que tu ne vives Qu'aux fins d'une bonne mort !
Commentaires (1)
Heureusement il échappe eu style sulpicien!
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