Poème
N'a doncques peu l'amour d'une mignarde rage...
par Théodore Agrippa d'AUBIGNÉ
N'a doncques peu l'amour d'une mignarde rage, D'un malheur bien heureux, d'un malheureux bonheur Combattre votre ennui, et mêler la couleur D'un oeillet, sur le lys de votre blanc visage ! C'est à cette blancheur, que l'amour fait hommage, C'est l'honneur de vos yeux, c'est encor' l'autre honneur Qui rit en votre front. Mais c'est plutôt malheur Qu'un bonheur, car un bien ne peut faire dommage. Diane, je sais bien, vous êtes de bon or, Mais il est blêmissant, pour ce qu'il n'a encor' Pris couleur aux chaleurs d'une ardente fournaise. Ayez pitié de vous, et comme peu à peu La flamme roussit l'or, l'amour soit votre feu Et que je sois l'orfèvre, et l'hymen soit la braise.
Commentaires (1)
Le beau Slim en vacances ---------------------------------- Le beau Slim en janvier s’amuse sur la plage, Il peut courir tout nu, ce n’est que du bonheur, Suivre des papillons dont les vives couleurs Parfois forment les yeux d’un étrange visage. Maître Cattaneo lui rend un bel hommage, Quelques traits de sa main, c’est tout à son honneur ; Stéphane n’est-il pas un peintre de valeur Qui des plus beaux oiseaux nous brossa le plumage ? Il fit avec Moebius, dont la plume est en or, Un album dans lequel ils s’amusèrent fort, De leurs féconds esprits attisant la fournaise. Ce livre est un trésor, mais Slim s’en soucie peu, Il danse sur le sable, il allume du feu, Il mange une sardine ayant un goût de braise.
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