Poème
Mon Dieu, que j'aime à baiser les beaux yeux
Mon Dieu, que j'aime à baiser les beaux yeux De ma maîtresse, et à tordre en ma bouche De ses cheveux l'or fin qui s'escarmouche Si gaiement dessus deux petits cieux ! C'est à mon gré le meilleur de son mieux Que ce bel oeil, qui jusqu'au coeur me touche, Dont le beau noeud d'un Scythe plus farouche Rendrait le coeur courtois et gracieux. Son beau poil d'or, et ses sourcils encore De leurs beautés font vergogner l'Aurore, Quand au matin elle embellit le jour. Dedans son oeil une vertu demeure, Qui va jurant par les flèches d'Amour De me guérir ; mais je ne m'en assure.
Commentaires (3)
Chef d’or --------- Ce chef de coq ne quitte pas des yeux Un octopode à grimaçante bouche ; Si, entre eux deux, commençait l’escarmouche, Quel fier combat sous la face des cieux ! Chacun des deux, entraîné de son mieux, Attend, figé, que l’ennemi le touche Pour répliquer, en un geste farouche ; Depuis trois jours, ils occupent ces lieux. Ils vont rester pendant trois jours encore, Tremblant la nuit, rosis par les aurores, Peut-être bien pendant quatre ou cinq jours ; Si l’un des deux la victoire s’assure, Il quittera sa condition obscure Et deviendra grand évêque de Cour.
Quelle imagination !
Voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/2016/04/25/chef-de-gueules/
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