Poème
Mars, vergogneux d'avoir donné tant d'heur
Mars, vergogneux d'avoir donné tant d'heur A ses neveux que l'impuissance humaine Enorgueillie en l'audace romaine Semblait fouler la céleste grandeur, Refroidissant cette première ardeur, Dont le Romain avait l'âme si pleine, Souffla son feu, et d'une ardente haleine Vint échauffer la gothique froideur. Ce peuple adonc, nouveau fils de la Terre, Dardant partout les foudres de la guerre, Ces braves murs accabla sous sa main, Puis se perdit dans le sein de sa mère, Afin que nul, fût-ce des dieux le père, Se pût vanter de l'empire romain.
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Quartefeuille de mars ----------------------------- Revient le temps de la splendeur, Le printemps règne en nos domaines ; Avec plaisir on s’y promène, Les actifs comme les glandeurs. Les plantes sont pleines d’ardeur, Elles envahissent les plaines ; Les vents sont de douces haleines À la pétillante verdeur. Le ciel ne nous menace guère, Le froid ne nous fait plus la guerre ; Soyons heureux, frères humains. Reviendront les heures amères Où trépasseront les chimères ; Mais cela n’est pas pour demain.
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