Poème
Marine
par Paul ÉLUARD
Je te regarde et le soleil grandit Il va bientôt couvrir notre journée Éveille-toi cœur et couleur en tête Pour dissiper les malheurs de la nuit Je te regarde tout est nu Dehors les barques ont peu d’eau Il faut tout dire en peu de mots La mer est froide sans amour C’est le commencement du monde Les vagues vont bercer le ciel Toi tu te berces dans tes draps Tu tires le sommeil à toi Éveille-toi que je suive tes traces J’ai un corps pour t’attendre, pour te suivre Des portes de l’aube aux portes de l’ombre Un corps pour passer ma vie à t’aimer Un cœur pour rêver hors de ton sommeil.
Commentaires (1)
La demoiselle a répondu : Allez, mon vieux, c'est les vacances, Encore un peu de somnolence ! On est bien au lit, le sais-tu ?
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