Poème
Maréchal Ducono
par Robert DESNOS
Maréchal Ducono se page avec méfiance, Il rêve à la rebiffe et il crie au charron Car il se sent déja loquedu et marron Pour avoir arnaqué le populo de France. S’il peut en écraser, s'étant rempli la panse, En tant que maréchal à maousse ration, Peut-il être à la bonne, ayant dans le croupion Le pronostic des fumerons perdant patience ? À la péter les vieux et les mignards calenchent, Les durs bossent à cran et se brossent le manche: Maréchal Ducono continue à pioncer. C’est tarte, je t’écoute, à quatre-vingt-six berges, De se savoir vomi comme fiotte et faux derge Mais tant pis pour son fade, il aurait dû clamser
Commentaires (5)
Vigoureux texte en langue verte!
Portrait du Maréchal Pétain, d'après la dernière strophe. Si un internaute en a la preuve ça m'intéresse.
Certificat --------- En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, Nous donnons pour certain (notre plume l'atteste) Que les mots « Maréchal Ducono », puis le reste, Sur nous-même, Pétain, ont été proférés.
Une découverte dans le cadre du livre que j'écris sur écrivains
Mort de rire
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