Poème
L'esprit conquérant souhaitait
par Anna de NOAILLES
L'esprit conquérant souhaitait Une foule, et non un visage, Mais sa force qui s'ébattait Connaît le dolent amarrage. Une rose, au centre du jour, S'enveloppe de l'atmosphère; Flèche invisible de l'amour Une brise vient la défaire, Et sous ce vent soudain et bref On voit choir ses brillants pétales... — Je ne te fais pas un grief De toutes ces choses fatales !
Commentaires (1)
Un vieux rhapsode commentait Des auteurs anciens les ouvrages ; De vers il les agrémentait, Pour leur rendre un modeste hommage. Il les visitait chaque jour, Il baignait dans leur atmosphère ; Il leur témoignait son amour (Duquel ils n'avaient rien à faire). Dans tous ces couplets, longs ou brefs, Sa verve était sentimentale ; Et le lendemain, derechef, Il suivait cette voie fatale.
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