Poème
Les poissons escaillez aiment les moites eaus...
Mespris de la vie et consolation contre la mort
Les poissons escaillez aiment les moites eaus, Les fleuves et les lacs ; les animaus sauvages Aiment les bois touffus, les creus et les boccages, Et l’air dous et serain est aimé des oiseaus ; Les grillons babillars aiment l’email des preaus, S’esgayent au Prin-tems parmi le verd herbage, Les lesars et serpens envenimez de rage Aiment des murs rompus les humides caveaus. Bref, naturellement chacun aime et desire Le lieu originel d’où sa naissance il tire Auquel mesmes il doit resider longuement : L’homme seul, derivant comme plante divine Du ciel spirituel sa feconde origine, Prefere à sa patrie un long bannissement.
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Poissons musicologues ---------- J’entendis les poissons fredonner sous les eaux, Eux qui improvisaient sur des rythmes sauvages ; Le son se propageait tout au long du rivage, Amusant les pêcheurs, surprenant les oiseaux. Cependant les grillons chantaient dans les roseaux, Faisant même danser les vaches sur l’herbage ; Un invisible chat miaulait dans le bocage Et l’aragne du bois dévidait son fuseau. Sommes-nous en avril, que les poissons délirent ? Ou peut-on croire qu’ils deviennent poissons-lyres, Ou poissons d’un poème,ou poissons de roman ? Peut-être ont-ils reçu des lumières divines, Personne ne le sait, mais certains le devinent ; Il leur reste à trouver des auditeurs cléments.
Poissons du miracle -------- Le fils du charpentier, qui marchait sur les eaux, S’aventurait aussi dans les déserts sauvages ; Ses apôtres et lui, bien loin de tout rivage, Au peuple ont expliqué que l’homme est un roseau. Ils ont vanté le Dieu qui nourrit les oiseaux, Fait les montagnes croître et verdir les herbages ; Quand l’humain comme lui sera puissant et sage, Sans frémir il verra la Parque et son fuseau. Cinq pains et deux poissons furent les aliments Offerts à cette foule à l’avarice encline ; Bien nourris furent-ils, et surabondamment. Nos frères poissons pris dans cette main divine En sont reconnaissants, ton âme le le devine ; Ils ont dit grand merci à ce Sauveur clément.
Poissons du miracle ....... (retouche) -------- Le fils du charpentier, qui marchait sur les eaux, S’aventurait aussi dans les déserts sauvages ; Ses apôtres et lui, bien loin de tout rivage, Au peuple ont expliqué que l’homme est un roseau. Ils ont vanté le Dieu qui nourrit les oiseaux, Fait les montagnes croître et verdir les herbages ; Quand l’humain comme lui sera puissant et sage, Sans frémir il verra la Parque et son fuseau. Cinq pains et deux poissons furent les aliments Offerts à cette foule à l’avarice encline ; Bien nourris furent-ils, et surabondamment. Nos frères poissons pris dans cette main divine En sont reconnaissants, ton âme le devine ; Ils ont dit grand merci à ce Sauveur clément.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2021/07/15/poissons-du-miracle/
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