Poème d’un membre
Leith Brogan
par ATOSMembre
Folle d'effroi, la mer déjà se retirait Derrière le trait que je venais de tracer. J'avais gagné l'espoir de te retrouver. Au flanc de la nuit j'ai arraché L'écaille d'un soleil et, dans les plis de ton écorce j'ai trouvé la force de glisser mon trophée. La poudre de ce jour dans me yeux se jetait. Et sur mon rêve les cils du jour s'abandonnaient. Je connaissais la faim de ce qui me restait étranger. J'avais grande soif de la couleur du ciel et les plaies de ma peine devant moi se refermaient. A mots couverts, j'avançais. Rien ici n'avait le goût de ce que j'avais aimé. Et pourtant tout me reconnaissait. Je savais la fourche de l'Ombre le passage des Enfances, Le brame des silences, L'impatience des promesses. Dès l'aube je partais relever la sagesse du monde et bien souvent à la cascade d'un songe, je m'arrêtais. Aux heures les plus chaudes Je contemplais l'espace. Et sur son ventre je posais une main Pour le plaisir de le comprendre. La nuit était immense et de son châle Elle m'enveloppait. A deux mains, sous un arbre, Je m'endormais.

Commentaires (1)
Un poème aux accents romantiques dans une écriture très moderne.
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