Poème d’un membre
Légende
par ATOSMembre
Approche, veux-tu, j'ai un peu froid. Ce soir, je vais te raconter l'histoire d'un roi. Elle ne fait aucun mystère. Tu la connais, je crois. Ce n'est pas une prière. C'est une ballade qui se perd dans le vent. Un petit air qui accompagne le temps. C'est une lune de cuivre qui s'alanguit sur la rive. C'est le songe d'un esprit assoupi dans un champs. C'est le soupir de la nuit qui s'étire doucement. Le souffle des collines qui trouve refuge sous l'auvent. Ce vieux muret qui ne connait plus le nom de son maître. L'envol d'une grive vers la branche d'un hêtre. C'est l'eau vive qui accourt au village d'en bas. C'est un domaine immense, Jardin des belles de mai. Une terre d'évidence. C'est aussi quelque chose qui se tait. Des mots que l’on ne prononcera jamais. Des regards qui effacent les traces, Des pas qui trouvent leur place. Et quatre mains qui s'enlacent. Tu sens L'odeur des buis et le battement de la nuit. Tu vois L'ombre du vieux puits Tu entends Le loir qui n'attendait que minuit. Sans y penser, laisser le bonheur reposer. C'est un dessein qui se devine. Un rêve que l'on dessine Nos cœurs apaisés, tamisés Au rythme de ces jours murmurés. Et lorsque qu'un soir, portant la brume, Viendra le dernier berger, Nous lui confierons la fin de ce conte Nourrit de la force de nos voix. Il boira à la source qui bruisse tout bas ,là bas, Puis reprendra la route vers le village d'en bas, là bas. Son cœur tout empli de nous, et notre espoir dans ses bras. Tout en haut des collines la lune veillera. Demain encore il fera doux. Rentrons, veux tu, je n'ai plus froid.
Commentaires (1)
Une écriture très moderne au rythme d'un récit qui se déroule lentement. J'ai particulièrement apprécié le dernier"vers": Rentrons, veux-tu, je n'ai plus froid.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.