Poème
Le Violon brisé
par Émile NELLIGAN
Émile Nelligan et son œuvre - Les Pieds sur les Chenets
Aux soupirs de l'archet béni. Il s'est brisé, plein de tristesse. Le soir que vous jouiez, comtesse. Un thème de Paganini. Comme tout choit avec prestesse ! J'avais un amour infini. Ce soir que vous jouiez, comtesse. Un thème de Paganini. L'instrument dort sous l'étroitesse De son étui de bois verni, Depuis le soir où, blonde hôtesse, Vous jouâtes Paganini. Mou cœur repose avec tristesse Au trou de notre amour fini. Il s'est brisé le soir, comtesse, Que vous jouiez Paganini.
Commentaires (2)
Il jouait avec l’infini, Il transcendait la petitesse, Il ne draguait point les comtesses, Le poète Pasolini. Il écrivait avec justesse, Sans le moindre embrouillamini, Des vers pleins de délicatesse, Des vers du grand Pasolini. Et dans sa robuste sveltesse, Par l’âge il semblait rajeuni Et désirable à mainte hôtesse, Le beau garçon Pasolini. Mais moi, je suis dans la tristesse, Voyant comme il a mal fini. Pourquoi tant de scélératesse Contre le doux Pasolini ?
Ce poeme est incomprehensible
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