Poème
Five O’clock
par Émile NELLIGAN
Émile Nelligan et son œuvre - Les Pieds sur les Chenets
Comme Liszt se dit triste au piano voisin ! ............................................. Le givre a ciselé de fins vases fantasques, Bijoux d'orfèvrerie, orgueils de Cellini, Aux vitres du boudoir dont l'embrouillamini Désespère nos yeux de ses folles bourrasques. Comme Haydn est triste au piano voisin ! ............................................. Ne sors pas ! Voudrais-tu défier les bourrasques, Battre les trottoirs froids par l'embrouillamini D'hiver ? Reste. J'aurai tes ors de Cellini, Tes chers doigts constellés de leurs bagues fantasques. Comme Mozart est triste au piano voisin ! ............................................. Le Five o'clock expire en mol ut crescendo. - Ah ! qu'as-tu ? tes chers cils s'amalgament de perles. - C'est que je vois mourir le jeune espoir des merles Sur l'immobilité glaciale des jets d'eau. ..............sol, la, si, do. - Gretchen, verse le thé aux tasses de Yeddo
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