Poème
Le terrain vague
par Jacques PREVEL
Le terrain vague est enseveli par la neige Le mur lézardé est sans couleur Immergé derrière les flocons qui tombent Et tout cela n'a du réel qu'une importance illusoire Une crucifixion possible si j'écoute trop longtemps Le vent qui ne souffle jamais Quand le temps s'accroît dans l'espace illusoire Et que la rage est impuissante à survivre à la monotonie des espaces Etrangement creusés de sel amer et de larmes Et de hurlements Et tout est au sommeil Ce que le sommeil est à la folle étreinte de l'anxiété sordide Une éternité élargie par des pygmées
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