Poème
Le Rapide
L’eau qui se précipite en énorme volume, Heurtant l’angle des rocs sur leur base tremblants, Avec de longs cris sourds roule en tourbillons blancs : C’est le fleuve qui prend sa course dans la brume. Comme un cheval fougueux dont on saigne les flancs, Il se cabre d’abord, puis court, bondit, écume, Et va dans le lointain cacher son flot qui fume, Sous le rocher sonore ou les grands bois ronflants. De partout l’on entend monter des clameurs vagues ; On voit de gros oiseaux pêcheurs suivre les vagues De remous en remous, plongeant et tournoyant ; Par un dernier effort cramponnés au rivage, De vieux troncs rabougris penchent leur front sauvage, Noirs fantômes, au bord de l’abîme aboyant. (1870)
Commentaires (3)
Hommage admiratif -------------------------- Fréchette, tu remplis un énorme volume ; Certes, nous t'y suivons, mais nos pas sont tremblants, Nos yeux sont éblouis par cent mille astres blancs Et nos sens égarés par de grands bancs de brume. Voici le guerrier rouge : il ne couvre ses flancs Que d'un peu de peinture ou d'un soupçon d'écume. Voici, sous le wigwam, le calumet qui fume ; Et voici le chamane et son discours ronflant. Tu poursuis ton propos, ample sans être vague, Nous poussant vers l"avant comme fait une vague ; Le sens de tes sonnets converge en tournoyant. Bien des fois nous voudrons regagner ton rivage Afin d'y retrouver tes poèmes sauvages, Sortis superbement de ton coeur chatoyant.
Pourquoi tu as fait ça Alexandre ? Le haïku pour Cochonfucius les mots d'Enestine Chasseboeuf qui passait par là ce jour là et Palanquine la Coquine ..à se languir entre 2 mondes pour son Cochonfucius Pourquoi tu as fait ça Alexandre ? Portos , t'es qui ? :)
Enchantée Chevalier, Lancez nous 1 t'M que diantre, L'ennui & et la résignation envahissent ce forum dédié à l'amour de la poésie non aux mièvreries !
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