Poème
Le navire
par François Tristan L'HERMITE
Je fus, Plante superbe, en Vaisseau transformée. Si je crus sur un Mont, je cours dessus les eaux : Et porte de Soldats une nombreuse armée, Après avoir logé des Escadrons d'Oiseaux. En rames, mes rameaux se trouvent convertis ; Et mes feuillages verts, en orgueilleuses voiles : J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis Portant toujours le front jusqu'auprès des Étoiles. Mais l'aveugle Fortune a de bizarres lois : Je suis comme un jouet en ses volages doigts, Et les quatre Éléments me font toujours la guerre. Souvent l'Air orageux traverse mon dessein, L'Onde s'enfle à tous coups pour me crever le sein Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.
Commentaires (1)
c est la poesie que j ai a l ecole
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