Poème
Le malade affligé de la palle jaunisse...
Mespris de la vie et consolation contre la mort
Le malade affligé de la palle jaunisse Treuve le miel amer, le fievreux tremblotant Au fort de son exces va le flot souhaitant. Preferant l'appetit à la santé propice : Ainsi le fol mondain corrompu en son vice De la loy du Seigneur l'amour ne va goustant : Il court à son contraire et le salut attend Du vipere infernal qui le meine au supplice. Hydropiques enflez que le dypsade mord Vous plairez vous ainsi à boire vostre mort Traittant avec l'enfer une ingratte alliance ? Miserables pecheurs, poursuivez vous ainsi Au parquet de la mort un arrest de merci ? De mauvais juges vient la mauvaise sentence.
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Romulus d’azur et Rémus de gueules -------------- Chacun d’eux sait prier pour son frère malade ; Ensemble dans le froid ou la forte chaleur, Chaque fois le partage atténue leur douleur, Eux qui, par pur amour, se donnent l’accolade. Ronsard sur ces deux-là composa des ballades ; Chassignet dont la plume est de rire et de pleurs Nous les a présentés sous de vives couleurs, Tels que furent les dieux de diverses peuplades. Ils méditent la nuit sur le chant du hibou, Sauf quand, morts de fatigue, ils s’endorment debout, Bercés dans leur sommeil par la brise ténue. S’adressant aux oiseaux qui reviennent de loin, Ils savourent le goût d’anecdotes menues ; Leur mémoire toujours les note point par point.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2019/08/16/romulus-dazur-et-remus-de-gueules/
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