Poème
Le Ciel ne veut, Dame, que je jouisse
Le Ciel ne veut, Dame, que je jouisse De ce doux bien que dessert mon devoir ; Aussi ne veux-je, et ne me plaît d'avoir Sinon du mal en vous faisant service. Puisqu'il vous plaît, que pour vous je languisse, Je suis heureux, et ne puis recevoir Plus grand honneur, qu'en mourant, de me voir Faire à vos yeux de mon coeur sacrifice. Donc si ma main, malgré moi, quelquefois De l'amour chaste outrepasse les lois, Dans votre sein cherchant ce qui m'embraise, Punissez-la du foudre de vos yeux, Et la brûlez : car j'aime beaucoup mieux Vivre sans main, que ma main vous déplaise.
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Crosse magique ------------------ L’évêque sait d’étranges artifices, Lui qui reçut de magiques pouvoirs ; Et cette crosse est son plus bel avoir, Qui lui rendit de merveilleux services. Or, n’en craignez jamais de maléfice : Un noble usage il fait de son savoir, Soit pour guérir, ainsi qu’on peut le voir, Ou pour bénir l’agneau du sacrifice. Ce bon prélat s’amuse quelquefois À contourner de l’Univers les lois, Mais sans jamais provoquer de malaise. Il peut gagner d’inaccessibles lieux, Voir l’inframonde, à la grâce de Dieu, Ou voleter au-dessus des falaises.
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