Poème
Le brasero
par Jacques PREVEL
Ton enfance est étoilée comme cette rosace qui me renvoie la lumière de ton rire Rosace ajourée à même les étoiles d'un pays rayonnant Miroir retransmis par des mains viriles à des mains frêles et aimées Jusqu'à son retour Un jour d'orage sur la vieillesse du monde Son retour accidentel entre tes mains qui restent comme un signe Pendant que ton enfance se multiplie dans ce miroir Et que cette joie augmente le naufrage du présent Et que tu prononces sans t'en rendre compte Un adieu à ce témoin "J'aurais tant aimé l'avoir Alors on l'aurait regardé on l'aurait touché on l'aurait aimé Sa perte ne me rendra même pas le bonheur Je n'aurai ni luxe ni bonheur"
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