Poème
La terre y est fertile, amples les édifices
La terre y est fertile, amples les édifices, Les poêles bigarrés, et les chambres de bois, La police immuable, immuables les lois, Et le peuple ennemi de forfaits et de vices. Ils boivent nuit et jour en Bretons et Suisses, Ils sont gras et refaits, et mangent plus que trois Voilà les compagnons et correcteurs des rois, Que le bon Rabelais a surnommés saucisses. Ils n'ont jamais changé leurs habits et façons, Ils hurlent comme chiens leurs barbares chansons, Ils content à leur mode et de tout se font croire : Ils ont force beaux lacs et force sources d'eau, Force prés, force bois. J'ai du reste, Belleau, Perdu le souvenir, tant ils me firent boire.
Commentaires (1)
Ressource inépuisable ---------- La corne d’abondance est fertile en hiver, Donnant plus de produits que n’en connaît ma plume, La gourmandise aux yeux des commensaux s’allume, En la cheminée brûle une flamme d’enfer. D’autres pour se nourrir préfèrent payer cher, À chacun son budget, à chacun sa coutume, D’autres cultiveront le goût de l’amertume (Ces derniers sont un peu masochistes, c’est clair). Au jardin les oiseaux dans une grande allée, Picorent à loisir et prennent leur volée, Ces modestes petits, ces enfants de l’azur ; La corne d’abondance a fourni toutes choses, Du fromage et du pain, des livres et des roses, Du bon vin d’Aquitaine avec quelques fruits mûrs.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.