Poème
La musique
par René-François SULLY PRUDHOMME
Ah ! chante encore, chante, chante ! Mon âme a soif des bleus éthers. Que cette caresse arrachante En rompe les terrestres fers ! Que cette promesse infinie, Que cet appel délicieux Dans les longs flots de l'harmonie L'enveloppe et l'emporte aux cieux ! Les bonheurs purs, les bonheurs libres L'attirent dans l'or de ta voix, Par mille douloureuses fibres Qu'ils font tressaillir à la fois... Elle espère, sentant sa chaîne A l'unisson si fort vibrer, Que la rupture en est prochaine Et va soudain la délivrer ! La musique surnaturelle Ouvre le paradis perdu... Hélas ! Hélas ! il n'est par elle Qu'en songe ouvert, jamais rendu.
Commentaires (5)
bonjour je cherche la date de ce poème pour un exposé de francais Pouvez-vous me repondre, c'est urgent merci beaucoup
1908 (posthume).
merci beaucoup cochonfucius
Pour la bonté agissante, Pour la douceur de nos jours, Pour cet aimable séjour, Ici je chante. Si le mythe est incertain, S'il s'élabore en mystère, Le poète signataire Sur ce satin En fait un miroir profond Qui à l'infini répond. Par ces outils, Le rimailleur de fortune Ne se sent pas trop petit Face à la lune.
[...] pauvre rimailleur, Étrange est son bonheur ; Il est explorateur Des choses déroutantes Ou d’objets [...]
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