Poème
La maisonnette blanche
par Jules LAFORGUE
Rondel. Ce serait une maison blanche, Tuiles roses et volets verts, Dans l'azur calme et le grand air, Là-bas, sur ce coteau qui penche. A ma fenêtre, dans les branches, Je cisèlerais de beaux vers. Tuiles roses et volets verts : Ce serait une maison blanche. Là, seul, je passerai[s] dimanches, Jours de semaine, étés, hivers, Et du haut de mon belveder Je goûterais cette revanche, O Sort, d'avoir ma maison blanche !
Commentaires (2)
Maison qui subsiste ------------------- C’est un modeste bâtiment Dans une paisible ruelle ; Jadis, peut-être, elle fut belle, Mais nul ne s’en souvient, vraiment. Nul n’y demeure, en ce moment, Peu de gens se souviennent d’elle ; La poussière s’y amoncelle, La ruine survient, lentement. Ses horloges sont engourdies, Ses chambres se sont refroidies ; C’est un tas de pierres qui dort. Des habitants, rien ne subsiste, La terre a recueilli leurs corps ; Ils nous manquent, c’est un peu triste.
* * * ------ Une maison vide C'est un terrain d'aventure Pour les revenants.
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