Poème
La magicienne
En tous lieux, même au pied des autels que j'embrasse, Je la vois qui m'appelle et m'ouvre ses bras blancs. Ô père vénérable, ô mère dont les flancs M'ont porté, suis-je né d'une exécrable race ? L'Eumolpide vengeur n'a point dans Samothrace Secoué vers le seuil les longs manteaux sanglants, Et, malgré moi, je fuis, le coeur las, les pieds lents ; J'entends les chiens sacrés qui hurlent sur ma trace. Partout je sens, j'aspire, à moi-même odieux, Les noirs enchantements et les sinistres charmes Dont m'enveloppe encor la colère des Dieux ; Car les grands Dieux ont fait d'irrésistibles armes De sa bouche enivrante et de ses sombres yeux, Pour armer contre moi ses baisers et ses larmes.
Commentaires (1)
Ambicoq d’azur ----------------- C’est l’ambicoq d’azur, sa prose est enivrante, La fine poule blanche en tire volupté ; Il a bon caractère et robuste santé, Puis il sait raconter des histoires marrantes. Ce monde est, semble-t-il, conforme à ses attentes ; Il a de la prestance et de l’autorité, Le poulailler lui laisse un peu de liberté, La faisane, elle-même, est assez peu distante. Il mange du maïs, il mange quelques vers, Il ne se force pas pour les légumes verts, Il use de son charme auprès des nobles dames ; Il apprend des sonnets, mais plutôt rarement, Avant de s’endormir, il les dit, doucement, Ainsi qu’un musicien qui révise ses gammes.
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