Poème
La lune
Prenant l’amour à son image, La lune brise au fil de l’eau Les amants pris au fil de l’âge Et leur indique les roseaux. Les roseaux hantés de suicide Et le dessein de belle mort Fixé aux profondeurs liquides Où se perd le plongeur de sort. 1939
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Lune et soleil au firmament N'arrêtent point de se poursuivre ; Jamais ils ne seront amants, Ensemble ils ne pourront point vivre. De leur fatale condition, Ils n'ont qu'une vue innocente ; Ils n'en montrent nulle affliction, Aucun des deux ne s'impatiente.
Moine astronome ------------------ Le moine voit au ciel, à l'heure des matines, Une lune d'argent, respendissant émail ; Elle semble approuver et bénir son travail, Récitant avec lui des formules latines. Un estival soleil éclaire la cantine Et l'humble potager orné d'épouvantails ; Passant par chaque vitre et par chaque vitrail, Il manifeste ainsi sa grâce adamantine. Par Lune et par Soleil sont les astres charmés, Qui aux sphères du ciel se trouvent enfermés, Retenus par l'éther qui ne fait point de vagues. Mieux vaut ce vieux couvent qu'un auguste palais, C'est un endroit paisible, on n'y fait rien de laid, Et puis le Père Abbé sait d'amusantes blagues.
Moine astronome (avec retouche) ------------------ Le moine voit au ciel, à l’heure des matines, Une lune d’argent, resplendissant émail ; Elle semble approuver et bénir son travail, Récitant avec lui des formules latines. Un estival soleil éclaire la cantine Et l’humble potager orné d’épouvantails ; Passant par chaque vitre et par chaque vitrail, Il manifeste ainsi sa grâce adamantine. Par Lune et par Soleil sont les astres charmés, Qui aux sphères du ciel se trouvent enfermés, Retenus par l’éther qui ne fait point de vagues. Mieux vaut ce vieux couvent qu’un auguste palais, C’est un endroit paisible, on n’y fait rien de laid, Et puis le Père Abbé sait d’amusantes blagues.
Alpha Soricis ------------- Étoile distante et sereine, J’ai quelques planètes sans eau ; Elles m’appellent leur marraine, Car j’ai veillé sur leurs berceaux. Elles n’ont que d’arides plaines Que ne parcourt aucun ruisseau ; Tu n’y verras nulle fontaine, Tu n’entendras aucun oiseau. Mondes abandonnés des dieux, Vainement parcourant les cieux ; Ils n’auront point d’Adam ni d’Ève. Je suis l’astre sans horizon ; Cet univers est ma prison, Mon existence, un mauvais rêve !
Deux trois gouttes ajouté le 16/03/2023 en cours de validation Clameurs ajouté le 16/03/2023 en cours de validation Elle a ajouté le 18/03/2023 en cours de validation Départ imminent ajouté le 02/04/2023 en cours de validation soeur Anne ne vois-tu rien venir?
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