Poème
La coupe
par Charles-Marie LECONTE DE LISLE
Prends ce bloc d'argent, adroit ciseleur. N'en fais point surtout d'arme belliqueuse, Mais bien une coupe élargie et creuse Où le vin ruisselle et semble meilleur. Ne grave à l'entour Bouvier ni Pléiades, Mais le choeur joyeux des belles Mainades, Et l'or des raisins chers à l'oeil ravi, Et la verte vigne, et la cuve ronde Où les vendangeurs foulent à l'envi, De leurs pieds pourprés, la grappe féconde. Que j'y voie encore Evoé vainqueur, Aphrodite, Éros et les Hyménées, Et sous les grands bois les vierges menées La verveine au front et l'amour au coeur !
Commentaires (1)
Poème très poétique, Il a été choisi par mon partenaire et moi car c'est une récitation en classe de 5ème Je vous le conseil mais il fait froid
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