Poème
La Cène
Tu ne t'es plus, Seigneur, assis à cette table. Aussi impatient de passer que le sable, parce que je suis seul je parle du bonheur. Ayant mangé ces fruits, je goûte la liqueur. Ma récompense fut la grandeur de l'attente. L'orage peut noyer les routes éclatantes : admirable tu vins dans ma jeune saison par les portes d'Avril et le rude gazon. - J'impose à mon plaisir cette cause pieuse. Car ces mois sont pareils aux eaux tumultueuses où l'arbre plein d'amour retombe convulsé. Qu'ils coulent ! Je prévois l'abondance future, et dans tous les vergers je ressens le murmure d'une arche qui s'ébranle aux confins de l'été.
Commentaires (2)
Le fils du charpentier, qui partageait son pain, N'a entrepris aucune opération magique En disant « C'est mon corps ». Par cette rhétorique, Il a juste voulu consoler ses copains. En disant « C'est mon sang » sur la coupe de vin, Il n'a fait qu'exalter la boisson bénéfique, Capable d'adoucir sa condition tragique. D'autre sens là-dedans, tu chercherais en vain. Qu'en est-il de sa voix qui veut que l'on pardonne À tous les offenseurs ? Est-ce qu'il nous ordonne De faire comme si s'éteignait la douleur ? Avant tout, le Sauveur nous préfère hommes libres. De notre sentiment, éprouvons chaque fibre : Puis, pardonnons, ou non, mais selon notre coeur.
Voir https://paysdepoesie.wordpress.com/2013/08/11/le-pain-le-vin-et-le-pardon/
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