Poème
Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs
Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs, Je ne veux retracer les beaux traits d'un Horace, Et moins veux-je imiter d'un Pétrarque la grâce, Ou la voix d'un Ronsard, pour chanter mes Regrets. Ceux qui sont de Phoebus vrais poètes sacrés Animeront leurs vers d'une plus grande audace : Moi, qui suis agité d'une fureur plus basse, Je n'entre si avant en si profonds secrets. Je me contenterai de simplement écrire Ce que la passion seulement me fait dire, Sans rechercher ailleurs plus graves arguments. Aussi n'ai-je entrepris d'imiter en ce livre Ceux qui par leurs écrits se vantent de revivre Et se tirer tout vifs dehors des monuments.
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Acropole métallique --------------------------- Sur la tour d’or s’agite une étoffe d’argent : Une salutation pour la nef d’or qui passe. Le roc est découvert par une marée basse, Un ciel d’azur bénit les bêtes et les gens. Sur le mont de sinople, un moine va songeant Aux marins qui d’aller sur les mers ont l’audace, Et jamais ne voudrait se trouver à leur place, Préférant de l’abbé le régime indulgent. Sur un long parchemin, il s’efforce d’écrire La beauté de ces lieux, tout ce qu’il peut en dire, Préférant une image à de beaux arguments. Moine, charge de vers les pages de ton livre, Dis-nous ce qu’en ton temps tu as pu voir et vivre, Sans craindre de bâtir un vaste monument.
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