Poème
Il faut bien y croire
par Paul ÉLUARD
Les jeux de ces curieux enfants qui sont les nôtres Jeux simples qui leur font les yeux émerveillés Pleins d’une fièvre qui les rapproche et les éloigne Du monde où nous rêvons de faire place aux autres Les jeux d’azur et de nuages De gentillesses et de courses à la mesure d’un cœur futur Qui ne sera jamais coupable Les yeux de ces enfants qui sont nos yeux anciens Nous eûmes plus de charmes que jamais les fées.
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