Poème
Il faudra donc laisser s'éteindre toute cette chaleur
par Jacques PREVEL
Il faudra donc laisser s'éteindre toute cette chaleur Ultime d'une jeunesse dont l'accomplissement fut profané Alors que nous étions déjà dans la lumière Alors que déjà se déchirait pour nous le voile opaque Et que la nuit était saisie d'un rayonnement Que l'aube tamisait de brouillard Et je voyais des ailes immenses se déployer au fond de mon désir comme le vol De nos lèvres sur les hauteurs
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