Poème
Horus
par Gérard de NERVAL
Le dieu Kneph en tremblant ébranlait l'univers Isis, la mère, alors se leva sur sa couche, Fit un geste de haine à son époux farouche, Et l'ardeur d'autrefois brilla dans ses yeux verts. "Le voyez-vous, dit-elle, il meurt, ce vieux pervers, Tous les frimas du monde ont passé par sa bouche, Attachez son pied tors, éteignez son oeil louche, C'est le dieu des volcans et le roi des hivers !" "L'aigle a déjà passé, l'esprit nouveau m'appelle, J'ai revêtu pour lui la robe de Cybèle... C'est l'enfant bien-aimé d'Hermès et d'Osiris !" La déesse avait fui sur sa conque dorée, La mer nous renvoyait son image adorée, Et les cieux rayonnaient sous l'écharpe d'Iris.
Commentaires (2)
Roi des monstres ------------ Sans substance est mon univers, Je vaux moins que le Roi des Mouches ; Mes soldats n’ont rien de farouche, Leurs culottes sont à l’envers. Mes courtisans sont des pervers, Toujours un blasphème à la bouche ; Les prêtres font des choses louches, Toute la Cour va de travers. De noms ignobles l’on m’appelle ; Mon confesseur dans ma chapelle Cajole la princesse Iris. Mes murs sont de fange dorée ; Sur ma concubine adorée Se vautre la nonne Doris.
mes poèmes n'ont toujours pas été validés depuis plus d'un mois!!! que se passe-t-il? merci de me répondre...
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