Poème
Fête de nuit
À Paulowski tout est prestige : Jardin, musique ; mais le soir Le rhume à son aise y voltige, Prenant son aile pour mouchoir. La fraîcheur tombant de la nue Met une perle à tous les nez ; Gluck tousse, Mozart éternue Dans les cuivres enchifrenés. La chandelle humide et flasque Débande sous l’archet mouillé, Et la peau du tambour de basque Plisse comme un vieux cul mouillé. Au banc où siègent les coquettes Si quelque désir vous guidait, Poussez hardiment vos conquêtes : Chaque banquette est un bidet.
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