Poème
Espérez-vous que la postérité
Espérez-vous que la postérité Doive, mes vers, pour tout jamais vous lire ? Espérez-vous que l'oeuvre d'une lyre Puisse acquérir telle immortalité ? Si sous le ciel fût quelque éternité, Les monuments que je vous ai fait dire, Non en papier, mais en marbre et porphyre, Eussent gardé leur vive antiquité. Ne laisse pas toutefois de sonner, Luth, qu'Apollon m'a bien daigné donner : Car si le temps ta gloire ne dérobe, Vanter te peux, quelque bas que tu sois, D'avoir chanté, le premier des François, L'antique honneur du peuple à longue robe.
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Le roi d’Alpha Cicadae ------------ Depuis toujours, ce roi se lève tard, C’est bien dommage, et pourtant chacun l’aime, Même et surtout la reine au doux regard ; Un vieux rhapsode en a fait un poème. Ses décisions sont l’effet du hasard, C’est imprudent, mais ça marche quand même ; Sur le palais flotte son étendard Superbement orné d’un chrysanthème. Les gens d’ici vivent sans aventures, Buvant des coups et composant des vers ; Ce sont des gens proches de la nature. L’astre perdu dans ce vaste univers Suit son chemin sans aucun changement ; On n’y voit pas l’étoffe d’un roman.
Monarque fainéant ---------- Roi sans gouvernance Et donc sans opposition, Sagesse immobile.
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