Poème
Eros (I)
Ô toi, centre du jeu où l'on perd quand on gagne ; célèbre comme Charlemagne, roi, empereur et Dieu, - tu es aussi le mendiant en pitoyable posture, et c'est ta multiple figure qui te rend puissant. - Tout ceci serait pour le mieux ; mais tu es, en nous (c'est pire) comme le noir milieu d'un châle brodé de cachemire.
Commentaires (1)
Oiseau farceur ---------------- Le corbeau joue à des jeux, Sans qu'on sache quand il gagne. Il engloutit la montagne Mais la restitue aux dieux. Il met les hommes, souvent, En ridicule posture ; Changeant vite de figure, Il en est déconcertant. Traitons-le de notre mieux, Ce fou, cet étrange sire : Il a des récits curieux Qui'il est pressé de nous dire.
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