Poème
En regardant vers le païs de France
En regardant vers le païs de France, Un jour m'avint, a Dovre sur la mer, Qu'il me souvint de la doulce plaisance Que souloye oudit pays trouver ; Si commençay de cueur a souspirer, Combien certes que grant bien me faisoit De voir France que mon cueur amer doit. Je m'avisay que c'estoit non savance De telz souspirs dedens mon cueur garder, Veu que je voy que la voye commence De bonne paix, qui tous biens peut donner ; Pour ce, tournay en confort mon penser. ais non pourtant mon cueur ne se lassoit De voir France que mon cueur amer doit. Alors chargay en la nef d'Esperance Tous mes souhaitz, en leur priant d'aler Oultre la mer, sans faire demourance, Et a France de me recommander. Or nous doint Dieu bonne paix sans tarder ! Adonc auray loisir, mais qu'ainsi soit, De voir France que mon cueur amer doit. ENVOI Paix est tresor qu'on ne peut trop loer. Je hé guerre, point ne la doy prisier ; Destourbé m'a longtemps, soit tort ou droit, De voir France que mon cueur amer doit.
Commentaires (1)
Très belle interprétation chantée de ce poème par Christian Richard (je ne sais pas qui c'est) dans l'émission poésie chantée (les nuits de France culture rediffusion d'une émission de 1961) https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/poesie-chantee-1ere-diffusion-29121961-paris-inter-0 A partir de la minute 5min 46 La version de Laurent Voulzy ne respecte pas les paroles
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