Poème
En la forêt de Longue Attente
En la forêt de Longue Attente Chevauchant par divers sentiers M'en vais, cette année présente, Au voyage de Desiriers. Devant sont allés mes fourriers Pour appareiller mon logis En la cité de Destinée ; Et pour mon coeur et moi ont pris L'hôtellerie de Pensée. Je mène des chevaux quarante Et autant pour mes officiers, Voire, par Dieu, plus de soixante, Sans les bagages et sommiers. Loger nous faudra par quartiers, Si les hôtels sont trop petits ; Toutefois, pour une vêprée, En gré prendrai, soit mieux ou pis, L'hôtellerie de Pensée. Je despens chaque jour ma rente En maints travaux aventuriers, Dont est Fortune mal contente Qui soutient contre moi Dangiers ; Mais Espoirs, s'ils sont droicturiers, Et tiennent ce qu'ils m'ont promis, Je pense faire telle armée Qu'aurai, malgré mes ennemis, L'hôtellerie de Pensée. ENVOI Prince, vrai Dieu de paradis, Votre grâce me soit donnée, Telle que trouve, à mon devis, L'hôtellerie de Pensée.
Commentaires (4)
Tres beau poeme. Il va me servir pour mon antologie.Merci.
Feuille d'azur et d'argent ------------- Sur une branche inexistante Que flagelle une pluie battante, Cette feuille aux couleurs de ciel Dans la forêt de Longue Attente.
Chemins qui ne mènent nulle part --------------- En la forêt déconcertante, Trompeurs sont de nombreux sentiers ; Se perdent des troupeaux entiers Qui suivent ces voies déroutantes. D’y pénétrer, cela te tente, Pour suivre un parcours forestier ; Guide, ce n’est pas mon métier, D’être rimeur je me contente. Tu veux donc partir à tout prix Car de ces bois tu es épris ; Je trouve la chose insensée. Tu t’en iras, j’en suis d’accord, Préserve ton âme et ton corps ; Moi, je t’accompagne, en pensée.
jaime pas les juuifs
Connecte-toi pour laisser un commentaire.