Poème
Du temps la fin m'échappe
par Jacques PREVEL
Du temps la fin m'échappe Mon coeur s'est esseulé Et je suis sous la trappe Que je porte exilé Introuvable la rue Où était ce passé Acre volupté bue Goût jamais plus bissé La chambre était malsaine Les draps avaient servi Et j'étais bien en peine Et malheureux-ravi Entre mes bras, nue toute... Et la pluie sans fin Aux carreaux goutte à goutte Dans le jour incertain Nous écoutions les heures Sans entendre le pas Du Temps qui vous efffleure D'avant-goût du trépas Et même la tristesse De ce mal accompli Augmentait la tendresse La caresse et l'oubli
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