Poème
A Fikret Moualla Saygi
par Jacques PREVEL
L'espoir des hommes me pénètre de pitié Et c'est comme une rupture en moi cette pitié Car je ne garde rien du temps Et je n'ai pas un seul rêve Qu'un éclatement de poussière dans mes yeux Et je suis las de cette brume qui m'efface Je suis fatigué de cette misère Et j'imagine un amour que je pourrais vivre sans pleurer J'imagine un pays où je pourrais mourir sans regret.
Commentaires (3)
Les quatre derniers vers de ce poème sont ceux qui ont été gravés sur la pierre tombale du poète qui repose au cimetière de Bolbec.
Ces quatre derniers vers sont très beaux et conviennent parfaitement pour une épitaphe. Merci Guillaume pour cette découverte.
Le plaisir est pour FAB, merci pour ta lecture et ton amour pour la poésie.
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