Poème d’un membre
Conjuration
par CatherineBoudetMembre
Ainsi s’achèverait le cycle noir des holothuries De nuits au long cours sous de trop connus parallèles De souvenirs de papaye fraîche et d’atomes âcres De jujube Ainsi s’achèverait le cycle des holothuries Plongée entre ciel et mer d’étoiles filantes crevées Dont la putréfaction interstellaire Alimenta longtemps encore le souffle apatride De cette carcasse qui ne voulut jamais se résoudre J’ai passé trop de nuits A pointer sur la carte des rêves Le tracé de cyclones intenses ou très intenses Qui ne toucheront jamais terre A mesurer le nœud des vents à aligner A coups d’hectopascals les pointages sentinelles De plus grands cataclysmes Les trajectoires meurtrissures Prévisibles à seulement trois heures Ainsi au terme du cycle noir des holothuries Ce qu’il reste de chrysalide S’exhalerait d’un ultime geste de décomposition avancée Pour conjurer En trois roses et un peu de cendres L’antique malédiction d’une vieille longaniste Oui sous le 21ème parallèle de mon Sud Et le 55ème de votre Est Il est une île en perpendiculaire contradiction Avec le goût de la mangue verte. (Résîliences, L'Harmattan, 2007)
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