Poème d’un membre
Au soir du second
par CatherineBoudetMembre
D’un monde qui se chuchote A des océans-lumière s’affûte Le sens comme tranchant de sabre à canne Au bois des sang-dragon du palabre Nous aurons beau porter notre linge à l’envers Dans la croisée des chemins de l’île-poussière Rien ne conjurera plus L’étonnant sinistre montant à l’assaut Corps muets en marées compactes Voilés de nouvelles clause Et nous voici encore à tâtons Dans le fénoir Et le sel de quelle transparence le vide de quel coquillage La ceinture verte de quelle île Nous garantira encore notre immunité laminaire De quels doigts plissés d’eau fraîche écarter L’épouvante qui s’offre claudicante A de nouveaux soleils cancéreux L’Île quelle larme sur nos yeux de bois sec Nous avions rêvé et ce rêve-là s’allume désormais Aux lance-flammes de l’exogène Et désormais il nous faudra trouver un nouveau saree à la nuit (Nos éparses nos sulfureuses, Acoria, Paris, 2010)
Commentaires (1)
Quel est ce sommet de rêves et de larmes? On dirait que le monde tend ses mains d'argile vers le ciel... Voyez vous, c'est une 'île. Ici le choeur des hommes garde en mémoire le dernier cri de l'horizon. Très beau texte Catherine.
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