Poème
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront
Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront, Ceux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire, Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire, Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront, Ceux qui aiment les arts, les sciences diront, Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire, Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire, Ceux qui sont de loisir, de fables écriront, Ceux qui sont médisants, se plairont à médire, Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire, Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur, Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange, Ceux qui veulent flatter, feront d'un diable un ange : Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.
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Plumes diverses ----------------------- Ceux qui lisent Gotlib, les pluvians chanteront ; Ceux qui sont vaniteux promèneront leur gloire ; Ceux qui sont triomphants clameront leur victoire ; Les Babyloniens leurs hauts murs vanteront ; Les poètes obscurs des mystères diront ; Les savants débattront de croire ou ne pas croire ; Les Rabelaisiens commanderont à boire ; Les imaginatifs sur les murs écriront ; Les parleurs hésitants ne sauront point quoi dire, Désabusés qu'ils sont des larmes et du rire ; Les purs indiqueront où se trouve le bien. Les amoureux feront l'immortelle louange De l'amour, du bonheur, des saisons, de leur ange ; Moi, qui suis paresseux, je ne vous chante rien.
Ceux qui lisent Gotlib, les pluvians chanteront ; Ceux qui sont vaniteux promèneront leur gloire ; Ceux qui sont triomphants clameront leur victoire ; Les Babyloniens leurs hauts murs vanteront ; Les poètes obscurs des mystères diront ; Les savants débattront de croire ou ne pas croire ; Les Rabelaisiens commanderont à boire ; Les imaginatifs sur les murs écriront ; Les parleurs hésitants ne sauront point quoi dire, Désabusés qu'ils sont des larmes et du rire ; Les purs indiqueront où se trouve le bien. Les amoureux feront l'immortelle louange De l'amour, du bonheur, des saisons, de leur ange ; Moi, qui suis paresseux, je ne vous chante rien.
Voir aussi https://paysdepoesie.wordpress.com/2014/07/27/plumes-diverses/
Monstre frimeur -------- Ceux qui lisent me chanteront, Car ils proclameront ma gloire ; Ils diront mes grandes victoires Et, bien sûr, ils les vanteront. En entendant ce qu’ils diront, Tu comprendras qu’il faut le croire ; Avec ces gens tu pourras boire, Eux qui bien te divertiront. Je suis très fort, je peux le dire Et je ne le dis pas pour rire ; Certains riront, je le sais bien. J’entonne ma propre louange Et la rediront tous les anges ; Le reste, je n’en pense rien.
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