Poème
Cest Océan battu de tempeste et d'orage...
Mespris de la vie et consolation contre la mort
Cest Océan battu de tempeste et d’orage Me venant à dedain, et le desvoyement De mon foible estomach prompt au vomissement Me faisoit desja perdre, et couleur, et courage, Quant pour me deslivrer des perils du naufrage, D’un plus petit batteau je passay vistement Dans un vaisseau plus grand, tenant asseurement Que plus seur, et gaillard, je viendrois au rivage : Mais las ce sont tousjours les mesmes cours des vens, Tousjours les mesmes flos, qui se vont elevans, Tousjours la mesme mer qui me trouble, et moleste. Ô mort, si tu ne prens ma requeste à dedain, Tire moy des hasars de tant d’ecueil mondain, Repoussant mon esquif dedans le port celeste.
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Douceur inattendue ------------------------ Parfois, l'air semble doux dans le coeur d'un orage ; Et cela se produit, inexplicablement, Au plus fort du tonnerre et de son tremblement. Ce souffle d'air léger au passant rend courage. Parfois, le passager qui a peur d'un naufrage Éprouve, en voyant l'eau, comme un enchantement Et, son humeur changeant assez soudainement, Il cesse de vouloir regagner le rivage. L'orage et le bateau ont pour maître le vent. La pensée suit le flot de l'esprit, s'élevant ; Quelquefois, c'est très lent, mais d'autres fois, c'est leste. L'homme est parfois craintif, et s'enfuit comme un daim ; Timide certains jours, ainsi que les ondins, Mais certains autres jours, comme un aigle céleste.
C'est beau c'est beau Cochonfucius, Toi tu es le gentil des poètes, Moi la vilaine qui jette des bananes -
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