Poème d’un membre
Au jardin du Luxembourg
par PhulanKileMembre
Poème d'aujourd'hui naissant d'un soleil parisien. Le soleil me luit sur la rétine externe mon visage sain. Le parc du Luxembourg rempli de passant vains resplendit dans mon cœur lourd la trace de poètes américains. Du sud ou du centre finissent en moi leurs besoins depuis leur poétique antre au delà des mers, si loin d'une envie d'ennui. De cet après midi fleurit, Mars goûte en mon esprit à la douce joie fainéante, feignant l'oubli des peines de cœurs ou d'un honnête écrit. La poussière rageuse que foulent des vies bénignes, insignifiantes, heureuses de leurs Cris, épaissit l'atmosphère sulfureuse, étouffante de Paris nuage terrestre couvrant un bleu ciel uni. On en oublierait presque les barrières hauts pics dorés, de la rue, l'ornière du parc, séparée, sorte de souricière, de zone fermée, à la présence policière mais non à l'armée. Que retenir de cette lumière lactée de cette douceur blanc jaune disséminée de l'étroite porte lui servant d'entrée où qu'elle se répande, par pan entier au-delà de sa ceinture de fer forgé. Tous se pressent comme devant Saint Pierre au paradis ou bien Jean sérieux comme la pierre ou le pinçon riant tant que l'on ne poinçonne pas à l'entrée les tickets gagnants. Continue la foule des passants à chanter gaiement l'air du printemps où resplendit sa gaieté celle de la lumière retrouvée réchauffant les cœurs après un long hiver de pleurs. Les arbres n'ont pourtant pas retrouvé ici de bourgeons puissants sur leurs têtes penchées par le vent feuilles-pages encore au néant. Deux heures plus tard mais dans l'autre sens reflux les passants à la douce joie rance le soleil est bas et la lumière est dense danse avec la nuit aux funestes avances vespéral ennui des derniers mots dits par ce parc aux sans logis.
Connecte-toi pour laisser un commentaire.