Poème
Août
C’est la fenaison ; personne ne chôme. Dès qu’on voit du jour poindre les blancheurs, En groupes épars, les rudes faucheurs Vont couper le foin au sauvage arôme. Au bord des ruisseaux, d’indolents pêcheurs Des saules pensifs dorment sous le dôme ; Et, le soir venu, l’air qui nous embaume Apporte déjà d’étranges fraîcheurs. Mais, quand midi luit sur les fondrières, Deux à deux, cherchant de blondes clairières Où la mousse étend son beau tapis vert, Des couples rieurs vont sous la feuillée Par un beau ciel d’or tout ensoleillée, Le panier au bras, mettre le couvert. (1878)
Commentaires (1)
J'aime août, car je chôme, Nu sous la blancheur Du jour sans fraîcheur, Mais point sans arôme.
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